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LES MEMBRES DU COLLECTIF Pourquoi soutenir le collectif ?
LA LÉGISLATION ACTUELLE EN FRANCE ~~~~~~~~
Loi n° 99-5
du 06/01/1999 Décret n° 99-1164 du 29/12/1999 ~~~~~~~~ Épisode 1 : juin 2006 - mars 2007 Décret n° 2007-1318 du 06/09/2007 ~~~~~~~~ Épisode 2 : août 2007 - juin 2008 Liste vétérinaires évaluateurs Données concrètes sur l'évaluation Données concrètes sur la formation ~~~~~~~~ Cas des animaux mordeurs ou griffeurs
LA
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LES SOLUTIONS ALTERNATIVES Mesures informatives envisageables
Une seule règle : la PRÉVENTION
Trois volets majeurs sont à envisager :
1°) L'information du public en général
Plus encore que le détenteur d'un chien, une personne, qui ne s'y intéresse qui n'en a jamais spécialement connu ou eu est sujette à ne pas connaître la "psychologie" et le comportement d'un chien. Lors de LA rencontre elle peut donc être amenée à avoir un comportement inadapté.
Des campagnes d'information généralistes via la télévision, de petits spots, des sites Internet, permettraient de les sensibiliser à certaines règles simples.
2°) L'information des détenteurs de chiens
Prenez la peine de discuter avec un propriétaire de chien : bien souvent, il est persuadé que son chien est bien éduqué et que l'on ne court aucun risque avec lui.
Par ailleurs, bon nombre de propriétaires ne connaissent finalement pas leur animal et sont incapables de distinguer dans son comportement les signes avants coureurs d'une agression.
Une enquête réalisée en 2000 (SCC-SOFRES, décembre 2000) indiquait à l’époque que 83 % des français pensaient que les propriétaires éduquaient de plus en plus mal leur animal (nuisances sonores, hygiène, agressions, etc).
Posséder un chien n’est pas un acte anodin. Mal l’éduquer ne l’est pas plus et c’est bien souvent par des conditions d’éducation inadéquates que tel ou tel propriétaire est à l’origine de troubles de comportement de son chien, le conduisant parfois à commettre l’irréparable en étant à l’origine de morsures.
Ce volet « éducation du chien » est bien souvent occulté et, sous couvert de rendre leurs chiens heureux, certains propriétaires leur font parfois prendre un mauvais pli. Il convient de responsabiliser le détenteur DE TOUT CHIEN.
Le docteur vétérinaire de MEESTER affirme que « la seule possibilité de réduire le danger consiste à responsabiliser les détenteurs d’animaux, les rendre conscients de leur responsabilité vis-à-vis de leur famille, de la société et de l’animal, et d’intensifier les efforts pour mieux socialiser les chiens et augmenter la connaissance des propriétaires et des victimes possibles sur le comportement des chiens.»
Pour les futurs propriétaires de chiens, acheter un chien résulte bien souvent d’un coup de cœur sur un bien de consommation comme un autre. Si l’on suit ce raisonnement (certes erroné), l’on voit mal aujourd’hui vendre un aspirateur ou une télé sans mode d’emploi ! La mise en place et la diffusion, à chaque acquéreur ou adoptant, d’une brochure d’information leur rappelant leurs devoirs et obligations permettraient de pallier ce manque de connaissances de base.
3°) L'information du public à risque : les enfants Toutes les études en la matière vont dans le même sens : - dans la majorité des cas de morsures, la victime est un enfant ; - ils courent un risque en moyenne deux fois plus élevé que les adultes ; - le plus souvent, le chien est connu de l'enfant ; - la localisation des blessures chez l'enfant est le plus souvent au visage vu sa petite taille.
Les actions de prévention doivent donc être axées très spécifiquement sur les enfants.
Il est reconnu qu’un travail de prévention effectué auprès des victimes potentielles, en particulier les enfants, est une mesure très importante.
En effet, considérant que les accidents sont bien souvent le fait d’un chien connu et que nombre des victimes sont des enfants, on peut affirmer l’importance de la prévention : l’enfant apprend à prendre contact avec l’animal, qu’un grognement n’est pas anodin, comment se comporter en cas d’agression, etc. En tant qu’autre groupe à risques, les personnes âgées doivent quant à elles pouvoir être renseignées ou conseillées.
Un exemple concret :
SUISSE - le canton de NEUFCHATEL : Depuis 2001, le canton de NEUFCHATEL s'est lancé dans une politique audacieuse et innovante en matière de chiens dangereux. Refusant les mesures arbitraires et peu efficaces comme l'interdiction de certaines races, le canton a opté pour la formation et l'information, donc la prévention, en mettant en oeuvre un panel de mesures telles que : - annonce obligatoire des cas de morsures et examen détaillé de chaque cas ; - prise de mesures au cas par cas ; - actions de prévention dans les écoles ; - information aux détenteurs de chiens.
Au travers du suivi de ces statistiques depuis 2002, le canton de NEUFCHATEL tire les conclusions suivantes (Département de l'économie publique - Service Vétérinaire - "statistiques 2006 des morsures de chiens dans le canton de NEUFCHATEL") : "il semble que la prévention porte ses fruits dans le cadre familial où les morsures par un chien connu sont moins fréquentes (baisse de 28,6 % à 22 %)" Sur les 72 cas examinés, "11 % des morsures sont dues à des chiens dits dangereux. Dès lors une prévention des morsures basée uniquement sur des mesures concernant ces types de races est inefficace ; en effet, 89 % des morsures seraient ignorées. Les mauvaises conditions d'élevage (socialisation) et de détention (éducation), les connaissances insuffisantes des propriétaires et des victimes potentielles représentent des facteurs de risque prépondérants." Le rapport conclut en indiquant que "le système d'annonce officiel des morsures par les médecins s'avère un outil redoutable dans la connaissance des accidents par morsure de chiens ; aucune stratégie de prévention efficace ne peut être développée sans une connaissance approfondie des cas de terrains".
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