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LA LÉGISLATION ACTUELLE EN FRANCE

Synthèse - Description

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Loi n° 99-5 du 06/01/1999
Arrêté du 27/04/1999

Décret n° 99-1164 du 29/12/1999

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Épisode 1 :  juin 2006 - mars 2007

Loi n° 2007-297 du 05/03/2007

Décret n° 2007-1318 du 06/09/2007

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Épisode 2 : août 2007 - juin 2008

Loi n° 2008-582 du 20/06/2008

Ses décrets d'application

Liste vétérinaires évaluateurs

Données concrètes sur l'évaluation

Liste des formateurs agréés

Données concrètes sur la formation

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Cas des animaux mordeurs ou griffeurs

Actualité juridique diverse

Foire aux questions

 

LA LÉGISLATION DANS LES AUTRES PAYS
Belgique
Pays-Bas
Grande-Bretagne
Luxembourg
Italie

Allemagne

 

VEILLE PRESSE

En France

Dans les autres pays

 

BILAN DE TELLES LEGISLATIONS

Pour les races concernées

Sont-elles fondées ?

Sont-elles efficaces ?

 

ÉTAT DES LIEUX DES MORSURES
Combien de morsures ?
Quelles sont les victimes ?
Dans quelles circonstances ?
Quelles races impliquées ?

 

CAUSES IDENTIFIABLES
Mauvaise socialisation du chien
Mauvaise éducation du chien
Mauvaise information des maîtres
Mauvaise information des victimes

 

SOLUTIONS ALTERNATIVES

Pour bien comprendre

En savoir plus

Mesures législatives à envisager

Mesures informatives à envisager

Autres mesures à envisager

Expériences réussies

Une autre vision

 

BIBLIOGRAPHIE ET LIENS

Bibliographie

Liens

 

Contact :

info@against-bsl.eu



LA LÉGISLATION DANS LES AUTRES PAYS

Grande-Bretagne : une législation ancienne qui n'a pas fait ses preuves

 

Sommaire de présentation de la législation en Grande-Bretagne :

 

         - Le chien en Grande Bretagne : quelques éléments chiffrés

 

          - Évolution et état de la législation

 

          - Bilan

 

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LE CHIEN EN GRANDE-BRETAGNE : QUELQUES ELEMENTS CHIFFRES

Que représente le chien en Grande-Bretagne ?

On compte en Grande-Bretagne environ 6.300.000 de chiens pour 57 millions d'habitants, soit 1 chien pour 9 habitants.

Pour mémoire, les chiffres font état, en France, de 9.000.000 de chiens et d'environ 170.000 naissances enregistrées chaque année par la Société Centrale Canine.

L'équivalent de la Société Centrale Canine, le Kennel Club, fait état d'environ 270.000 inscriptions annuelles au Livre des Origines anglais.

En ce qui concerne le nombre de morsures, il est estimé à environ 200.000 par an (Baxter DN. The deleterious effects of dogs on human health: dog associated injuries. Common Med 1984;6:29-36) soit un taux d'environ 3,5 pour mille.

*     *     *     *

EVOLUTION ET ETAT DE LA LEGISLATION

La législation sur les chiens dits "dangereux" en Grande-Bretagne est l'une des plus anciennes en Europe. Elle date en effet de 1991.

 

Cette législation est donc fixée par le Dangerous Dog Act (DDA) du 25 juillet 1991 et par le Dangerous Dog (Amendment) Act du 21 mars 1997.

 

Elle interdit la possession de quatre types de chiens :

- type pitbull terrier ;

- type tosa ;

- type dogue argentin ;

- type fila brasileiro.

Cette législation réserve la possibilité au secrétaire d'Etat d'ajouter d'autres types de chiens à cette liste.

 

Il est important de noter que ce texte parle de type de chien et non de race. Un chien sera considéré comme dangereux, et donc interdit, à partir de la comparaison de ses caractéristiques physiques avec une liste descriptive de certains traits morphologiques. Parmi ces caractéristiques physiques, on trouve listées, par exemple pour le type pitbull terrier :

- impression de puissance ;

- profil rectangulaire ;

- taille entre 35 et 50 cm ;

- muscles des joues développés ;

- cou court et musclé ;

- etc.

 

A cet effet, une brochure est mise à disposition :

 

Elle est consultable ICI.

 

Il est donc interdit de posséder, élever, vendre, échanger ou donner ce type de chiens. Les peines encourues en cas d'infraction sont les suivantes :

- 6 mois de prison ;

- 5.000 livres d'amende ;

- l'euthanasie du chien.

 

Une exception notable est le cas où le chien figure sur une liste de "chiens exemptés" qui, après saisie et après examen par une cour, sont jugés comme "ne compromettant pas la sécurité du public". Un registre de ces chiens exemptés est tenu.

Ces chiens exemptés doivent être tatoués, dotés d'une puce électronique, tenus en laisse et muselés dans tous les endroits publics. Leurs propriétaires doivent être en outre assurés.

 

Avec le DDA de 1991, tout chien trouvé, répondant aux caractéristiques les rattachant à un type de chien interdit, était euthanasié. L'amendement de 1997 a apporté un léger assouplissement : les cours peuvent, si elles le jugent possible, les ajouter à la liste des chiens exemptés. C'est à leur totale discrétion.

 

*     *     *     *

BILAN

 

Une étude a été consacrée à l'évaluation de l'efficacité de cette loi (Klaassen et al., 1996[1]) en comparant la situation épidémiologique (urgences hospitalières) avant son existence et 2 ans après son entrée en vigueur. Ce travail scientifique a abouti à la conclusion que si la loi avait pour but de protéger la population contre les risques de blessures provoquées par des chiens, ce but n'a pas été atteint.

Dix ans plus tard, l'efficacité du texte est donc bien loin d'être prouvée : les chiens dits prohibés se sont multipliés dans les élevages clandestins et de nombreux contentieux judicaires ont été provoqués (Intervention de Dominique Braye, sénateur et rapporteur du projet de loi de 1999, dans le cadre d'une journée d'étude organisé sur les chiens dangereux en France, en 2001).

 

Dans une interview du 13 mai 2007, une responsable du Kennel Club (l'équivalent de la SCC) indiquait, je cite : "la définition de ce qui constitue un american pitbull est une zone d'ombre. Les pitbulls ont certains traits de caractère mais entre les mains de personnes responsables ils ne constitueraient pas un danger. Le DDA n'a pas fonctionné ; il a échoué dans la prévention d'un nombre très significatif d'attaques"